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Les conseils pratiques - Vu à la télé - La presse santé d'Alain Giraud

Routine de sophrologie en 10 minutes : guide pratique pour une détente au quotidien

Routine de sophrologie en 10 minutes : guide pratique pour une détente au quotidien

 routine respiration seance 10mn Alain Giraud Sophrologue

 

Pourquoi une routine courte peut transformer votre quotidien

 

Nous vivons tous à un rythme effréné. Entre le travail, les responsabilités familiales, les imprévus, la charge mentale devient lourde. Beaucoup pensent que pour retrouver calme et équilibre, il faut bloquer de longues heures dans la semaine : séances de yoga, méditations de 45 minutes, stages de développement personnel…

Mais la réalité est bien différente.

 

En sophrologie, quelques minutes suffisent déjà à réorienter son énergie, calmer l’esprit et relâcher le corps.

Ce n’est pas la durée qui compte, mais la régularité. Mieux vaut 5 minutes de sophrologie chaque jour que 2 heures une fois par mois.

 

En tant que sophrologue, j’ai accompagné des centaines de personnes : dirigeants, étudiants, parents débordés, seniors, sportifs, personnes en reconversion…

Tous ont constaté qu’une routine simple et régulière de sophrologie pouvait améliorer leur qualité de vie.

 

Dans cet article, je vous propose un guide concret pour mettre en place une routine quotidienne de 5 à 10 minutes. Une méthode réaliste, que vous pouvez appliquer dès aujourd’hui, même avec un agenda chargé.

 

Préparer son rituel quotidien

 

La sophrologie est un entraînement de l’esprit et du corps. Comme pour une activité physique, la préparation est essentielle pour ancrer une habitude durable. Voici comment installer les bases :

 

Choisir un moment fixe

 

  • Le matin : idéal pour commencer la journée avec énergie et clarté.
  • La pause de midi : pour recharger les batteries, éviter le coup de fatigue.
  • Le soir : pour décompresser, faciliter l’endormissement.

L’essentiel est de rester constant. Le cerveau adore les rituels. Si vous pratiquez chaque jour à la même heure, vous conditionnez votre corps et votre esprit à “passer en mode détente”.

 

Créer un environnement propice

 

  • Un lieu calme : pas besoin d’une salle isolée, mais évitez les distractions (téléphone en mode silencieux, télévision éteinte).
  • Un espace agréable : une chaise confortable, un tapis ou même votre lit peuvent suffire.
  • Une ambiance douce : lumière tamisée, respiration naturelle, éventuellement une musique douce si cela vous aide.

 

Adopter une posture adaptée

 

La sophrologie se pratique principalement assis ou debout, parfois allongé.

L’important est d’avoir une posture détendue mais tonique :

  • Assis(e), les pieds bien ancrés au sol, dos droit mais pas rigide.
  • Debout, les genoux légèrement fléchis, le corps détendu.
  • Allongé(e), les bras le long du corps, paumes tournées vers le ciel.

 

Petite routine de sophrologie en 5 à 10 minutes

 

Voici un déroulé simple, accessible à tous. Nul besoin d’expérience préalable : suivez pas à pas, laissez-vous guider.

 

Respiration consciente (2 minutes)

 

La respiration est la clé. C’est elle qui permet de calmer le système nerveux et de ramener l’attention à l’instant présent.

  • Fermez les yeux.
  • Inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre.
  • Retenez une seconde.
  • Expirez lentement par la bouche, comme si vous souffliez dans une paille.
  • Répétez 5 fois.

Observez ce qui se passe : votre rythme cardiaque ralentit, vos épaules se relâchent, vos pensées se calment.

 

Relaxation musculaire rapide (2 minutes)

 

Le stress se loge dans le corps : nuque tendue, mâchoires serrées, épaules contractées. La détente musculaire est une étape clé.

  • Serrez vos poings très fort pendant 5 secondes, puis relâchez.
  • Haussez les épaules comme si vous vouliez les coller aux oreilles, maintenez 5 secondes, relâchez.
  • Contractez les jambes, tenez 5 secondes, puis relâchez.

Cette alternance contraction/relâchement crée une sensation immédiate de relâchement.

 

Visualisation positive (3 minutes)

 

La visualisation est un pilier de la sophrologie. Elle agit directement sur le cerveau, comme si vous viviez réellement la scène imaginée.

  • Fermez les yeux et imaginez un lieu qui vous apaise : plage, forêt, jardin, montagne.
  • Visualisez les détails : les couleurs, les sons, les odeurs.
  • Imaginez-vous pleinement présent dans ce lieu, en sécurité, détendu.
  • Laissez une émotion positive émerger : sérénité, joie, énergie.

 

Retour à soi (1 à 2 minutes)

 

Pour clôturer la séance :

  • Reprenez conscience de votre corps, des appuis, de la respiration.
  • Bougez doucement les doigts, les pieds.
  • Inspirez profondément et, à l’expiration, prononcez mentalement une phrase positive : “Je suis calme et disponible pour cette journée.”

 

Les erreurs à éviter

 

Manquer de régularité
La sophrologie agit par la répétition. Faire une séance de temps en temps ne suffit pas. Même 3 minutes chaque jour valent mieux qu’une longue pratique irrégulière.

Vouloir des résultats immédiats
La sophrologie n’est pas une baguette magique. Les effets se cumulent avec le temps : amélioration du sommeil, réduction de l’anxiété, meilleure gestion des émotions.

Pratiquer dans de mauvaises conditions
Bruit, inconfort, interruptions… cela peut ruiner l’expérience. Prenez le temps de créer un cadre favorable.

Se comparer aux autres
Chaque personne progresse différemment. Évitez les attentes irréalistes : concentrez-vous sur vos sensations.

 

Astuces pour maintenir sa routine

 

Associer la sophrologie à un rituel existant
Exemple : juste après le café du matin, ou avant de se brosser les dents le soir.

Utiliser un rappel visuel ou sonore
Post-it sur le bureau, alarme douce sur le téléphone.

Tenir un carnet de pratique
Notez vos sensations après chaque séance. Cela permet de constater les progrès et de rester motivé.

Commencer petit
Si 10 minutes vous semblent trop, commencez par 3 minutes. L’important est la constance.

Intégrer la famille ou les collègues
Pratiquer à plusieurs peut renforcer la régularité. Une courte pause sophrologie en entreprise est souvent bénéfique à tous.

 

Des petits pas pour de grands effets

 

En seulement quelques minutes par jour, vous pouvez transformer votre qualité de vie.

La sophrologie vous aide à :

  • Mieux gérer le stress et les émotions,
  • Améliorer votre sommeil,
  • Retrouver de l’énergie,
  • Cultiver un état d’esprit positif.

L’important n’est pas la durée, mais la régularité.

Jour après jour, cette routine deviendra une ressource précieuse, un refuge accessible à tout moment.

 

Si vous souhaitez aller plus loin, approfondir les techniques ou bénéficier d’un accompagnement personnalisé, je vous invite à découvrir mes séances de sophrologie.

Ensemble, nous pourrons construire une pratique adaptée à vos besoins, à votre rythme de vie et à vos objectifs personnels.

 

Contactez-moi dès aujourd’hui à l'aide du formulaire ci-dessous et je me ferai un plaisir d'échanger avec vous !

Alain Giraud - Sophrologue

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Comment choisir un vrai sophrologue sans tomber dans un piège ?

(Le guide complet pour se protéger et trouver la bonne personne)

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Cet article pourrait sembler partial venant d'un sophrologue (ne serait-ce pas de l'auto promotion après tout ?), mais il est profondément rédigé pour éviter de vous retrouver confronté à de mauvaises personnes comme j'ai pu malheureusement le voir à de multiples reprises.

Croyez-moi, il n'y a rien de pire que de voir des gens qui saccagent votre métier pour le profit.

Cet article a été fait pour cela pour vous aider à y voir plus clair et ne pas "vous faire avoir".

Ceci explique également pourquoi le fait d'être président du Syndicat des Sophrologues Indépendant est un engagement profond : en fédérant les sophrologues triés sur le volet et démontrant qu'ils ont été formés au départ, qu'ils continuent de se former, et qu'ils respectent le code de déontologie des sophrologues, je me bats pour améliorer ce métier, pour moi et pour le public.

 

Sophrologie et vigilance

 

Quand on traverse une période difficile, on cherche naturellement de l'aide. La sophrologie est souvent proposée comme une solution douce : relaxation, respiration, recentrage sur soi… Cela semble idéal !

Mais attention : comme dans beaucoup de domaines liés au bien-être, il existe aussi des personnes peu scrupuleuses. Certains se prétendent sophrologues sans formation sérieuse, ou pire, cherchent à profiter de la vulnérabilité des autres.

Alors, comment profiter des bienfaits de la sophrologie sans tomber dans un piège ?

Je vais tenter de vous proposer un "guide pratique", clair et sans jargon, pour trouver un vrai professionnel et vous protéger.

 

Qu’est-ce que la sophrologie, exactement ?

Avant de chercher un sophrologue, il est important de comprendre ce qu’est vraiment la sophrologie. La sophrologie, créée en 1960 par Alfonso Caycedo, est une méthode psycho-corporelle basée sur :

  • Des exercices de respiration,
  • La détente musculaire,
  • La visualisation positive.

Son but est de :

  • Renforcer le bien-être,
  • Améliorer la gestion du stress,
  • Développer la conscience de soi.

Ce n’est pas :

  • De la magie,
  • De l’hypnose profonde,
  • De la psychothérapie,
  • Une "science miracle" qui guérit tout.

La sophrologie accompagne, elle ne soigne pas au sens médical.

 

Pourquoi existe-t-il des risques ?

La sophrologie n'est pas une profession "protégée" par l'État français. Cela veut dire que n'importe qui peut s'autoproclamer "sophrologue" sans diplôme.

Nous avons alors un problème réel : de vrais professionnels bien formés coexistent avec des amateurs mal formés, voire des charlatans dangereux.

Les risques principaux ?

  • Perte de temps et d'argent,
  • Aggravation de votre état psychologique,
  • Manipulation émotionnelle ou financière.

 

Les réflexes essentiels pour trouver un vrai sophrologue

 

Voici les réflexes simples et efficaces pour éviter de tomber sur un imposteur :

Vérifiez la formation du sophrologue

Un vrai sophrologue a suivi une formation sérieuse, souvent sur 2 à 3 ans, dans une école reconnue.

Cherchez des diplômes ou certifications comme :

  • Certification d'une école affiliée à la Fédération Française de Sophrologie (FFS),
  • Certification de la Chambre Syndicale de la Sophrologie, Affiliation au Syndicat des Sophrologues Indépendants - SSI (qui vérifie systématiquement tout sophrologue sur l'intégrité de son parcours)
  • Diplôme de Sophrologue RNCP (titre inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles).

À demander sans gêne : "Pouvez-vous me parler de votre formation ? Depuis combien de temps pratiquez-vous ?"

Attention ! Depuis début 2025, le diplôme RNCP n'est plus reconnu ! Mais une personne ayant suivi une formation RNCP garde tout de même ses acquis !

 

Vérifiez l’affiliation professionnelle

Un sophrologue sérieux est souvent adhérent à une organisation professionnelle.

  • Syndicat des Sophrologues Indépendant
  • Fédération des Écoles Professionnelles en Sophrologie (FEPS),
  • Chambre Syndicale de la Sophrologie,
  • Société Française de Sophrologie.

Cela garantit un minimum d’éthique, de code de déontologie, de supervision.

 

Regardez les avis (mais intelligemment !)

 

Consultez les avis sur :

  • Google Business (la fiche qui s'affiche dans les résultats Google sur la droite de l'écran quand vous cherchez le nom de la personne)
  • Pages Jaunes,
  • Facebook (ou tout autre réseau social)
  • Informations de votre ville (qui peut référencer les sophrologues sur le bassin de communes où vous habitez)

Vos critères de recherche ?

Trop d’avis parfaits, trop élogieux, sans détails ? Méfiance, il doit y avoir des détails dans les avis !

Un peu de critiques (constructives) est un signe de crédibilité, de la même manière que des personnes qui expliquent pourquoi elles sont venues et ce qu'elles en ont tiré.

Cela reste par contre des avis ! Ne vous fiez pas seulement à ceux-ci !

 

Le premier contact est décisif

Dès la première prise de contact (téléphone, mail, entretien gratuit), posez-vous ces questions :

  • Écoute-t-il vraiment mes besoins ?
  • Respecte-t-il mon rythme, mes limites ?
  • Fait-il des promesses irréalistes ("je vais tout guérir") ?
  • Cherche-t-il à vendre des packs d’avance, ou à me faire culpabiliser pour que je signe vite ?

Un bon sophrologue propose, n'impose jamais.

 

Comment se déroule une vraie séance de sophrologie ?

Voici à quoi ressemble une vraie séance :

  • Accueil et échange (comprendre votre besoin du jour),
  • Exercices pratiques (respiration, relâchement, visualisations),
  • Temps d'échange final (partager vos ressentis, sans obligation).

Durée : entre 45 minutes et 1h.
Prix moyen : entre 40€ et 70€ la séance (variable selon les régions).

 

Un sophrologue ne doit jamais :

  • Vous forcer à parler si vous ne voulez pas,
  • Vous diagnostiquer (il n'est pas médecin),
  • Vous proposer d’arrêter un traitement médical.

 

Les signaux d'alerte : fuyez si…

  • Le sophrologue vous demande beaucoup d’argent d’avance.
  • Il vous promet une guérison miraculeuse.
  • Il critique la médecine conventionnelle ("les médecins ne comprennent rien").
  • Il vous impose de venir plusieurs fois par semaine sans justification.
  • Il veut s’immiscer dans votre vie privée ou vous poser des questions intrusives.
  • Il propose d’autres pratiques douteuses (soins énergétiques obscurs, produits miracles…).

En cas de doute, écoutez votre instinct : si quelque chose vous met mal à l'aise, partez.

 

Où trouver un bon sophrologue ?

 

Bouche à oreille

Demandez autour de vous (amis, famille, collègues).
Un bon sophrologue travaille beaucoup par recommandation.

Annuaire des sophrologues certifiés

Consultez des annuaires sérieux comme https://www.syndicat-sophrologues-independant.fr/annuaire-des-professionnels.html qui listent les sophrologues ayant suivi une formation stricte, sur lequel vous pouvez voir le diplôme, la spécialité où ils sont les meilleurs.

Il existent bien d'autres annuaires, mais vérifiez systématiquement si les sophrologues listées sont bien sélectionnés comme étant de "vrais sophrologues".

Médecins et thérapeutes

Certains généralistes, psychologues, ostéopathes connaissent des sophrologues sérieux et peuvent vous orienter !

 

Bonnes pratiques avant votre première séance

 

Avant d’y aller :

  • Écrivez vos attentes : stress, sommeil, préparation mentale, confiance...
  • Prévoyez des vêtements confortables.
  • Fixez-vous un objectif réaliste : "Je veux apprendre à mieux gérer mon stress", pas "Je veux tout changer en une séance".

 

Que faire si vous tombez sur une mauvaise expérience ?

 

Pas de panique : Stoppez immédiatement la relation !

N’hésitez pas à laisser un avis honnête pour aider les autres.

Signalez les abus (ex : pratique illégale, dérives sectaires) à la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires).

 

Important : Ce n’est pas la sophrologie qui est mauvaise, c’est la mauvaise personne qui l’a détournée.

 

Pour conclure cet article, je pourrai écrire : Protégez-vous sans vous fermer.

La sophrologie peut être un outil extraordinaire pour retrouver confiance, énergie, sérénité. Mais comme dans tous les métiers non réglementés, un peu de vigilance est indispensable.

Souvenez-vous :

  • Vérifiez la formation (même si le diplôme RNCP n'est plus reconnu, la personne doit avoir été formée !),
  • Fiez-vous à votre bon sens,
  • Respectez vos ressentis.

Un vrai sophrologue est un accompagnateur bienveillant, jamais un gourou, jamais un vendeur de miracles.

Et comme je veux que vous puissiez trouver votre sophrologue l'esprit tranquille (si vous cherchez un sophrologue, c'est déjà à la base que vous pouvez être fragilisé), je vous propose à imprimer une "checklist" pour vérifier que le sophrologue que vous contactez est bien le bon !

Et bien sur, ce sera avec plaisir que je répondrai à toutes ces questions !

 

Liste de questions types à poser à un sophrologue

  1. Sur sa formation et son expérience
  • Quelle formation avez-vous suivie pour devenir sophrologue ?
  • Dans quelle école avez-vous été formé(e) ?
  • Votre diplôme est-il certifié RNCP ou reconnu par une organisation professionnelle ?
  • Depuis combien de temps exercez-vous la sophrologie ?
  • Avez-vous d'autres spécialisations ou formations complémentaires ?

Pourquoi c’est utile ?
Un vrai professionnel sera clair et précis. Un charlatan va tourner autour du pot, inventer ou rester vague.

 

2. Sur son cadre professionnel

  • Êtes-vous membre d’une fédération ou d’un syndicat professionnel ?
  • Respectez-vous un code de déontologie ? (→ Il doit dire oui, c’est obligatoire chez les pros sérieux)
  • Avez-vous une assurance professionnelle ? (RC pro = basique pour un thérapeute sérieux)

 

3. Sur sa pratique concrète

  • Comment se déroule une séance type avec vous ?
  • Combien de séances conseillez-vous en général pour un accompagnement comme le mien ?
  • Puis-je arrêter quand je veux sans engagement de votre part ?
  • Est-ce que vous proposez un premier entretien découverte gratuit ou à tarif réduit ?

Pourquoi c’est utile ?
Un sophrologue honnête va expliquer clairement comment il travaille et respecter ton rythme.
S’il impose un nombre fixe de séances ou un pack obligatoire = Attention ! (Il peut y avoir besoin de plusieurs séances, mais JAMAIS imposée !)

 

4. Sur les objectifs et les limites de la sophrologie

  • En quoi la sophrologie peut-elle m’aider dans mon problème spécifique ?
  • Si vous pensez que la sophrologie ne suffit pas pour mon besoin, saurez-vous me rediriger vers un autre professionnel ?

Pourquoi c’est important ?
Un sophrologue compétent reconnaît ses limites. Il n’essaiera jamais de "tout faire" ou de "guérir" à tout prix.

 

5. Sur les aspects pratiques

  • Quel est votre tarif par séance ? Y a-t-il des formules ou des forfaits ?
  • Quels sont vos horaires et vos délais pour obtenir un rendez-vous ?
  • Puis-je faire des séances à distance si besoin (visioconférence) ?

 

Bonus : 3 questions "ressenti" à vous poser à vous-même après l’échange

Après avoir parlé au sophrologue, prenez 5 minutes pour vous poser intérieurement ces questions :

  • Est-ce que je me sens écouté(e) et respecté(e) ?
  • Est-ce que je sens que je peux poser toutes mes questions librement sans pression ?
  • Est-ce que ses réponses sont claires, précises et professionnelles ?

Si vous ressentez un malaise, même léger : écoutez votre instinct.

 

Un bon sophrologue :

  • est formé, certifié, clair et humble,
  • vous respecte totalement,
  • propose un cadre sécurisant,
  • ne vous promet pas de miracles,
  • vous invite à avancer à ton rythme.

Alain Giraud - Sophrologue

 

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Alain GIRAUD  Vivre son esprit… Apprendre à mieux écouter son corps

Rencontre Alain Giraud / Dr Patrick-andré Chéné (revue Santé Intégrative 2015)

La Sophrologie aide à dépasser les tensions, les angoisses et les blocages du quotidien pour accéder à un mieux-être global et à une meilleure capacité d’adaptation aux situations de la vie. Au cœur de cette méthode douce d’harmonisation du corps et de l’esprit, la « relaxation dynamique » s’appuie sur la respiration, la méditation et des postures simples pour apprendre à mieux écouter son corps.

Pour en savoir plus, nous avons rencontré le docteur Patrick-André Chéné, grand spécialiste français de la sophrologie. Il vient de publier aux « éditions Ellébore » 2 livres dvd  sur la RD1 et la RD 2. Il propose des techniques efficaces pour apprendre à mieux gérer sa vie, gagner en confiance en soi, réduire son stress ou encore préparer des examens.

Alain Giraud : Peut-on dire que vous êtes à l'origine de la diffusion de la sophrologie ? N'avez-vous pas été, dès le début, un des adjoints principaux d'Alfonso Caycedo qui est le créateur de cette discipline? En fait quel a été votre parcours sophrologique?

Patrick-André Chéné : Si d’aucunes revendiquent une filiation héréditaire, je pense pour ma part pouvoir revendiquer une filiation spirituelle et me sentir en quelque sorte le « fils spirituel » de Caycedo, ce qui pour moi est un gage d’authenticité. Profondément marqué et touché par la rencontre de la sophrologie et de son fondateur le professeur Alfonso Caycedo, j’ai en effet toujours tourné mes efforts non seulement vers le fait de comprendre et faire connaître toutes ses découvertes et créations, mais encore vers celui de soutenir le développement de la sophrologie en France, tant par mes écrits que par mes activités de praticien et d’enseignant de la sophrologie.

Au fil des ans, j’ai explicité et dévoilé sa pensée au travers de mes livres, à tel point qu’il m’a lui-même demandé de préfacer mes ouvrages, dans lesquels il se reconnaissait. Nous avons ensuite pendant de nombreuses années, régulièrement échangé par téléphone sur les techniques et les concepts de la sophrologie dans un climat réciproque d’estime et de compréhension mutuelle.

Et je suis fier d’avoir pu réunir dans mon ouvrage « sophrologie, Fondements et Méthodologie », toute la substance sophrologique fondamentale que nous a livré Caycedo jusqu’à ce qu’il se retire, au travers de ses cinq éditions successives, fortement remaniées au fur et à mesure de ses découvertes.

AG : On a tendance à confondre relaxation et sophrologie. Est-ce en fait la même chose ?

 PAC : C’est justement le titre d’un article que je viens de rédiger pour la revue « Sophrologie, pratiques et perspective ». Il s’agit d’une confusion fréquente et qui détourne la sophrologie de sa spécificité, de son rôle d’aide à la personne, de son véritable objet.

En sophrologie, le concept  de relaxation est à préciser. Il n’a pas pour but de faire descendre le sophronisant au bord du sommeil, sauf techniques spéciales, mais simplement de le mettre dans une disposition favorable pour accueillir ce qui se vit en lui. L’idée préalable est donc davantage d’évacuer les tensions, les empêchements à la « vivance ».

La sophrologie n’est pas une technique de relaxation

 Si la relaxation peut intervenir dans le processus d'entraînement sophrologique, elle ne représente qu'un support d'accès à la vivance.

La pratique sophrologique évite une relaxation trop profonde « au bord du sommeil », qui endort la conscience. Car le but de la sophrologie est de faire sortir la conscience munie de toutes ses capacités du bas niveau de vigilance propre à la relaxation, afin de pouvoir être utilisée au quotidien, dans l’action, justement quand c’est difficile et que toute notre vigilance doit être au rendez-vous.

Activer la conscience est donc le propos fondamental de la sophrologie, mais effectivement une conscience sans tension, et donc fluide et réceptive, dans l’harmonie globale du corps et de l’esprit, et non une conscience endormie.

AG : On parle de "relaxation dynamique" en sophrologie. Comment une relaxation peut-elle être dynamique? N'y a-t-il pas là un paradoxe?

 PAC : Justement non. Le terme dynamique souligne bien l’activation du corps et de l’esprit propice à l’accueil des phénomènes qui se produisent en nous. Je crois qu’il faut surtout retenir l’aspect dynamique, le mot relaxation signifiant ici que tout se vit dans l’harmonie le calme la sérénité

AG : Le public a tendance à croire que la sophrologie se pratique uniquement assis ou allongé. Avec la relaxation dynamique, la personne est debout. Cette position s'inscrit elle dans une démarche précise ?  

 PAC : Rechercher les postures de quotidienneté. Servir au quotidien, dans la vie de tous les jours telle est la force de la sophrologie. Ces postures de vie sont donc particulièrement judicieuses, elles nous propulsent dans l’existence.

AG : La RD1 est une succession d'exercices bien précis. Pouvez-vous nous les décrire ?

PAC : Ce serait sans doute un peu long. Mais l’enchainement de ces exercices a pour but la découverte du corps qui vit. Un accueil, une écoute des messages du corps. Plusieurs exercices sont proposés pour les cinq grandes parties du corps que l’on vit en sophrologie successivement et que l’on appelle « systèmes », plus des exercices pour unifier le corps total.

AG : Peux-t-on parler d’une relaxation dynamique respiratoire?

PAC : Bien sûr, la respiration est indissociable de la RD. Elle en constitue l’un des outils de  fond, chaque moment de la RD étant associé à un type particulier de respiration.

AG : On parle de "degré" en relaxation dynamique. Combien y en a-t-il et ont-ils tous le même objectif ?

PAC : Douze degrés. Un véritable parcours initiatique de la quête de soi-même, du monde et des autres.

La RD 1 la « vivance » du corps Les mouvements, postures, et, respirations dans la RD 1 sont destinés à vivre son corps.

En RD 2, l’entraînement du regard sur soi-même par sa propre contemplation, le centrage sur les des cinq sens, la captation des pensées permet la « vivance » des phénomènes de l’esprit.

La RD 3 nous invite à une rencontre celle de notre corps et de notre esprit vécus dans les degrés précédents ; plus qu’une rencontre, une unité dans la tridimensionnalité du passé présent et futur. La prise de sens de l’unité corps esprit, plus la présence de cette complémentarité indissociable. On peut dire que réunifier son être est l’une des meilleures thérapies, tant de souffrances viennent de cette dissociation corps esprit.

Dans la rencontre du corps et de l’esprit se vit intensément la présence et les sentiments vitaux de la RD 3 avec une première marche. Ainsi par la RD 3, posture et marche propulsent dans la dynamique de l’existentiel.

Munis de tous ces acquis la RD 4 propose d’exister, de rendre sa vie créative en étant à la fois à l’écoute de ses capacités, de ses propres valeurs, mais surtout à l’écoute de notre être de celui que nous sommes vraiment. C’est une véritable libération qui s’opère, celle d’être enfin soi-même, aussi bien dans ses choix existentiels, que dans son regard aux autres et la « vivance » de son quotidien.

AG : Les degrés 5 à 12, moins connus, apportent-ils réellement du nouveau ?

PAC : Les autres degrés, bien loin d’être mineurs, complètent cette démarche fondamentale des quatre premiers degrés.

Au travers des RD 5 & 6 il est procédé à un entraînement d’une part sur la « vivance » de deux grandes structures de notre être (conscience et spiritualité), d’autre part sur les sons, les vibrations et l’énergie.

Les RD 7 & 8 nous emmènent d’une part sur la « vivance » de deux autres grandes structures de notre être (la biologie et la psyché) par la plongée dans le monde de nos origines avec la phylogénèse et l’ontogénèse

La RD 9 ouvre son ennéagramme sur la liberté, non seulement celle des 9 muses, mais cette liberté intérieure et cette liberté d’être, bien au-delà des petites libertés recroquevillées du monde du paraître.

Les RD 10 & 11 développent notre capacité de vivre notre intuition du temps, au travers de la tridimensionnalité des objets et des êtres. C’est tout notre regard au monde qui est interpellé, tout ne se résume pas à l’instant présent, mais tout vient d’hier et va vers demain.

Saisir en permanence dans chaque chose et chaque être cet itinéraire qui nous accompagne donne sens et liens, paradoxe de la permanence dans l’impermanence.

Enfin la RD 12 cette marche de la nouvelle quotidienneté, nous accompagne chaque jour, dans la dignité renforcée de notre être.

Il s’agit maintenant d’assumer notre métamorphose et de sortir du cocon et de la gangue qui nous tenait à chaque instant de notre vie. La sophrologie est l’école du bonheur de vivre, ce bonheur ne dépend que de nous.

AG : Vous avez édité un premier livre accompagné d'un CD technique sur la RD1. Celui de la RD2 vient de paraître... Il parait même que 6 livres sont "à paraître"! Est-ce accessible à chacun d'entre nous ou bien sont-ils réservés à un public plus averti?

 PAC : Avant tout, l’idée est de donner une vision exacte de la richesse de la RD, encore trop mal connue et souvent résumée à des exercices. Elle concerne donc, à la fois les curieux, mais bien sûr aussi et sans réserve, les sophrologues, qui y trouveront une mine de réflexions issues de mon travail, et, des nouvelles possibilités de développement qui leur est donnée par une bonne compréhension de cet outil central de la sophrologie qu’est la RD.

Au travers des douze degrés se déroule quasiment l’utilisation de l’ensemble des outils que l’homme possède pour travailler sur lui-même. C’est donc un chemin complet qui est proposé et doit être fourni pour montrer la richesse du métier de sophrologue. Mais bien sûr tout cela ne peut en aucun cas s’acquérir en des temps commerciaux trop brefs (6 mois) comme on peut le voir, et encore moins par correspondance ou e-learning car la « vivance » ne peut se transmettre que d’être à être.

Alain Giraud

www.sophrologie.pro

 

:

Alain GIRAUD
Gérer un état de stress post traumatique avec la sophrologie

Avec son dernier livre-CD, le docteur Chéné transmet au public et aux professionnels des outils de déchoquage simples et rapides issus des techniques de sophrologie.

L’ouvrage « Gérer un état de stress post traumatique avec la sophrologie » aux Editions Ellébore présente en 77 pages six séances de sophrologie adaptées aux personnes souffrant de stress post traumatique. Avec une présentation claire du syndrome et de ses symptômes ainsi que d’une définition synthétique de la sophrologie, ce manuel se veut simple, accessible, et directement exploitable par tout un chacun grâce aux six enregistrements audio contenus dans le CD.

L’hiver 2015-2016 a réintroduit dans l’actualité la notion d’état de stress post traumatique, cet état caractérisé par la survenue de symptômes spécifiques et leur persistance au-delà de deux mois suite à un événement traumatique (contexte de mort, de menaces de mort, de blessures graves, d’agression sexuelle ou physique).

Cet état qui concerne les victimes directes, les témoins, les proches et parfois même les professionnels aidant ou soignants se manifeste après la première phase de réaction aigüe dont les signaux disparaissent après quelques heures. On parle d’état de stress post traumatique quand le sujet passe en phase chronique dans laquelle s’installent des symptômes tels que les réviviscences (souvenirs répétitifs de l’événement), l’évitement, les altérations cognitives et émotionnelles, l’hyperactivité du système nerveux.

Alors que les neurosciences nous disent que le cerveau est capable d’auto-réparation, et même s’il elle ne se substitue pas aux traitements médicamenteux, une prise en charge sophrologique précoce évite aux sujets de passer de l’état de choc à une phase chronique d’état de stress.

Le docteur Patrick-André Chéné déclare « la sophrologie est sans doute la meilleure méthode anti-stress car elle agit sur les trois pôles du stress : l’agent stressant, les effets du stress et les stratégies de résolution à découvrir en soi. L’alliance des outils corporels, et des outils mentaux  fait de la sophrologie une réponse pertinente dès l’accueil des sujets traumatisés dans les cellules d’urgence médico-psychologiques».

A propos de Patrick-André Chéné

Auteur de plusieurs ouvrages sur la sophrologie et premier élève de Alfonso Caycedo à avoir consigné la méthode originale dans des manuels de formation, Patrick-André Chéné est gynécologue accoucheur et sophrologue RNCP. Il est également titulaire d’une Licence de Philosophie.  Il a fondé l’Académie de Sophrologie de Paris en 1991 qui a vu passer sur ses bancs plus de 3000 stagiaires.

Le docteur Patrick-André Chéné a à cœur de transmettre une sophrologie plurielle et ouverte. Du yoga aux neurosciences, il considère que la sophrologie coordonne et actualise des outils traditionnels et contemporains que l’être humain a à sa disposition pour travailler sur sa conscience et s’améliorer. Elle aide au rebond personnel et apprend à l’homme à vivre la vie qui vit en lui.

Bibliographie

-          S’initier à la sophrologie, les techniques de base Livre + CD,Dr Patrick-André Chéné, 2015

-          Préparer son accouchement avec la sophrologie Livre + CD,Dr Patrick-André Chéné et Chantal Tortochot, 2015.

-          Bien vivre l’après accouchement avec la sophrologie Livre + CD, Dr Patrick-André Chéné et Chantal Tortochot, 2015.

-          Apprivoiser le stress avec la sophrologie Livre + CD, Dr Marie-Andrée Auquier et Dr Patrick-André Chéné, 2015.

-        Sophrologie T1 - Fondements & méthodologie, Dr Patrick-André Chéné, 2014

-         Sophrologie T2 - Champs d'application, Dr Patrick-André Chéné, 2015

-         Relaxation dynamique 2è degré - Vivre son esprit avec la sophrologie - Livre + DVD, Dr Patrick-André Chéné, 2014

-         Sophrologie T3 - Médecine & sophrologie, Dr Patrick-André Chéné, 2015

-          Relaxation dynamique 1e degré - Vivre son corps avec la sophrologie - Livre + DVD, Dr Patrick-André Chéné, 2014

-          Sexologie et sophrologie - Améliorer sa sexualité par la sophrologie, Dr Patrick-André Chéné, 2014

-          Sophrologie postnatale, Dr Patrick-André Chéné, 2000

-          Initiation à la sophrologie, Dr Patrick-André Chéné, 2014

-          Maternité et sophrologie, Dr Patrick-André Chéné, 199

Alain GIRAUDPartir du corps pour travailler sur sa conscience

 

 Entretien Alain Giraud / Dr Patrick-André   Chéné (Santé intégrative 2012)

 

La sophrologie a été créée en 1960 par le professeur Alfonso Caycedo Médecin colombien, alors à la recherche de moyens nouveaux pour la prise en charge de ses patients dans son service de médecine à Madrid.

 Ce regard nouveau s’acquiert par la pratique d’exercices au départ corporels puis peu à peu mentaux. Il implique immédiatement le patient, qu’on appelle le sophronisant, lui permettant très rapidement par ses choix d’entrainement de trouver une liberté nouvelle et de progresser dans la connaissance de lui-même.

 Tout cela est basé sur ce qu’il vit, identifie ou se réapproprie, avec ce qu’il est maintenant et non pas sur ce qu’on lui à appris à être. Et c’est bien une liberté nouvelle qui est découverte, la liberté d’être ce que l’on est réellement, mais avec tous ses potentiels de maintenant, toute sa liberté, toutes ses capacités.

 Dans ce contexte de liberté trouvée, de prise de conscience du corps et de choix existentiel, la Sophrologie a trouvé une application ultra privilégiée dans le domaine de la grossesse, de l’accouchement et du post natal. Le Docteur Patrick-André Chéné, gynécologue-accoucheur, directeur de l’Académie de Sophrologie Caycédienne de Paris et auteur d’ouvrages de référence sur la sophrologie et la naissance répond à nos questions:

Alain Giraud : En France, la sophrologie se pratique insérée dans le processus de la préparation à l’accouchement et y tient une place privilégiée. Qu’apporte-t-elle aux futures mamans ?

Patrick-André Chéné : La sophrologie accompagne 3 périodes du projet de maternité : La grossesse, l’accouchement, les suites de couches. Elle permet aux femmes qui choisissent la méthode, de trouver une capacité étonnante de vivre leur grossesse, leur accouchement et l’arrivée de leur bébé dans une liberté nouvelle, basée sur elles-mêmes et non sur ce qui leur a été raconté tout au long de leur enfance et de leur jeunesse.

Elles découvrent tout d’abord une capacité à la détente de leur corps dans ce moment de la grossesse où tout est en chamboulement et en transformation perpétuelle. La perte de repère est totale, le corps s’alourdit, devient inconfortable. Toutes les fonctions sont atteintes (digestion, sommeil, mouvements) sans parler du psychisme et des sens.

La sophrologie va permettre tout d’abord, dans les séances de pratique, de retrouver des instants de confort et de bien-être grâce à la concentration et la détente. Très rapidement 3 ou 4 séances à peine, le lâcher-prise arrive, une sensation de bien-être et surtout de récupération rapide d’une énergie, d’une force intérieure au départ corporelle mais qui va peu à peu devenir mentale.

AG : On comprend que la détente est quelque chose de fondamental mais est-ce le seul objectif poursuivi ?

PAC : Le but est clairement autre : partir du corps pour travailler sur sa conscience, le but ultime étant de s’approprier la totalité de cet événement majeur que représente l’accouchement et l’arrivée dans la maternité pour toutes les femmes.

L’enjeu est énorme et la pratique d’années de prise en charge de femmes enceintes m’a permis de comprendre une évidence absolue qui est la continuité du processus de vie que cela représente et c’est bien là toute ma motivation.

Installer une vivance dans le positif de la conscience, de toute cette période pour permettre l’arrivée dans cette vie nouvelle qu’est l’état de mère, avec une confiance et un positif acquis tout au long des séances de sophrologie pendant la grossesse et qui va imprimer les liens avec l’enfant toute la vie.

AG : La première découverte est le confort possible dans le corps inconfortable, étiré, malmené, alourdi, occupé et transformé. Comment se déroule la prise en charge par le sophrologue ?

PAC : une série d’exercices de détente, de concentration, d’écoute des sensations, d’activation de l’énergie, installe très vite un bien-être puisé, redécouvert en soi-même, puis très vite également arrive la prise de conscience de la capacité de chacune de s’utiliser, de travailler pour être capable de vivre son accouchement positivement au delà de la réalité des gestes et des évènements.

Le bien-être du corps, tous ces moments vécus pendant la grossesse va entrainer un sentiment de confiance en soi. Je peux me détendre, là maintenant pendant la grossesse alors qu’il y a deux minutes, j’étais mal. Je peux, si j’accepte de m’entrainer, me détendre également le jour de l’accouchement.

AG : C’est donc une prise de conscience de tous ses potentiels, de sa richesse personnelle avec un regard différent sur l’accouchement…

PAC : Certes, et très vite aussi, le stress de l’inconnu diminue, devient acceptable. Toujours là, bien sûr car les miracles sont exclus, mais supportable, gérable, peut-être même dynamisant.

Le rapport avec la sage-femme sophrologue ou le sophrologue est fondamental dans ce moment de l’installation de la méthode. Son adaptabilité permet d’évoluer sans cesse les protocoles en fonction des groupes, des personnes, pour plus d’efficacité.

Outre la découverte du corps confortable, de l’effet sur le stress, le principe de base de l’entrainement pendant la grossesse est la capacité de se projeter dans les moments de l’accouchement, du travail de l’expulsion, mais aussi dans le post natal avec le bébé. La technique de référence en sophrologie pour cela s’appelle « la Sophro-Acceptation Progressive » (ASP).

AG : Ce qui a été vécu comme possible pendant les séances permet-il d’être possible ensuite dans la réalité et ce, quelles que soient les difficultés ?

PAC : Si je peux le vivre dans mon corps avec tous ses inconforts, sa fatigue, dans mes séances de préparation, alors je peux aussi le vivre dans la réalité car j’ai senti que c’était possible dans mon corps, j’ai compris grâce à mon corps, tout d’un coup plus riche, que je peux le faire.

Et c’est bien là l’originalité, la force totale de la méthode, cette façon de travailler, d’augmenter la confiance, de se réapproprier le corps, de laisser venir des sensations même pas forcément positives, de revenir à soi, à ce qui se passe en soi, à cette écoute de soi qui va entrainer un respect de ses aspirations, une liberté de choisir, de vivre et surtout une acceptation des phénomènes entre parenthèses qui va être la condition indispensable du vécu positif de l’accouchement : apprendre à accepter ce qui se passe en soi dans un moment, apprendre à accepter que l’accouchement se passe tel qu’il peut se passer.

AG : Dans ce monde où tout se décide, s’organise, se planifie, l’accouchement peut être un cataclysme de désillusion ?

PAC : Apprendre à accepter, apprendre à vivre, à écouter, à sentir, à communiquer au travers de son corps avec le bébé, apprendre à ne pas décider, certainement l’essentiel. La méthode est respect de la personne, de l’humain. (la dignité est l’une des grandes valeurs de la Sophrologie couronnant le 12e degré de la RDC). Elle implique, puisqu’il faut s’entraîner, elle mobilise, elle réinvestit de positif, de confiance.

A partir de là, c’est gagné, quoi qu’il se passe, il y aura quelque chose de positif.

AG : Quel est l’essentiel de votre travail en Sophrologie Caycédienne ?

 PAC : C’est de faire comprendre cette phrase à mes patientes.

Je ne suis pas seule. J’ai appris à écouter mon bébé. J’ai appris à écouter mon corps. J’ai appris à changer mon regard sur moi-même, sur les gens qui m’entourent, sur l’accouchement, de toutes façons, il y aura du positif dans ce qui va se passer et je ressortirai plus forte de l’accouchement.

 Et on peut voir immédiatement le lien avec la vie après.

Bien sûr, cela va être difficile, mais je sais que je peux le faire, j’ai un outil extraordinaire à ma disposition une méthode, je sais que je peux passer de l’autre côté de la vie avec ma force intérieure.

Et c’est bien cette force-là ressentie maintes et maintes fois pendant la grossesse, dans les séances qui va se mobiliser à l’accouchement mais qui va se mobiliser aussi, encore, dans la période post natale, où tout à nouveau se joue.

Dans ce moment où le corps peut se vivre comme détruit, ouvert, affaibli, il faut émerger, se reconstruire, se réapproprier son schéma corporel, sa vie. La sophrologie est puissante dans ce moment-là. Elle y a une place énorme. Les séances continuent : se rechercher telle que l’on est après l’ouragan de la naissance, se sentir, retrouver la force, mobiliser de l’énergie pour assumer les nuits, les soins, le bébé, les pleurs, l’inconnu de ses comportements, avoir confiance dans sa capacité à le sentir, à le soigner, à l’aimer.

AG : Atterrir dans la maternité en confiance parait simple mais est-ce –bien le cas ?

PAC : Quelquefois les schémas positifs existent, la situation est facile, ce sont toutes ces patientes qui ont un rapport simple à leur mère, de qualité, un modèle, une image, des clés de départ. Mais quelquefois, c’est très compliqué. L’image est négative ou déficiente ou carrément absente et il va falloir tout inventer. La sophrologie est puissante encore une fois.

Apprendre à projeter en confiance, trouver les ressources en soi pendant les séances, apprendre à accepter ce bébé là qui n’est plus imaginaire parfait. L’aimer dans sa réalité, parfois inconfortable.

Positiver avoir confiance, lui faire confiance, accepter de se laisser mener, ne pas décider, laisser faire le phénomène de la sophrologie existentielle et peu à peu construire sa vie, son existence de mère, mais aussi d’épouse. Se vivre avec ce projet de famille que l’on a décidé avec son compagnon. S’écouter, se respecter, s’aimer, aimer son enfant, réapprendre à aimer autrement son compagnon, accepter de s’appuyer sur sa force pour émerger de la fusion, est l’essentiel de l’après accouchement.

AG : On comprend vite l’enjeu dans les relations familiales !

PAC : « Je suis épuisée physiquement et psychiquement mais je peux le faire, je peux avancer, construire, m’entraîner encore et encore ». Pour terminer ma vivance sur la sophrologie et la maternité, j’ai juste envie d’exprimer ma joie de disposer de cette méthode pour encore et toujours accompagner mes patientes dans ce moment fondateur qu’est l’accouchement, ce moment fondateur d’une famille. Toutes mes séances se terminent par une phrase rituelle, leitmotiv :

« Calme, sérénité, harmonie, confiance en soi maintenant, le jour de l’accouchement et pour la vie ».

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Bibliographie :

Sophrologie, Préparation à l’accouchement  - Auteur : Chantal Tortochot Dr. Patrick-André Chéné

 Editeur : Ellébore éditions

Sophrologie post-natale  - Auteur : Chantal Tortochot Dr. Patrick-André Chéné. Editeur : Ellébore éditions
Deux ouvrages à lire par tous ceux qui sont concernés par la femme enceinte, l’accouchement les suites de couches.

 

  1. Améliorer sa sexualité par la Sophrologie
  2. Sophrologue à Béziers – Alain Giraud, spécialiste en gestion du stress et des émotions
  3. Béziers : Une ville propice au bien-être et à la relaxation
  4. Comment la sophrologie aide à mieux gérer les douleurs chroniques ?

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Cabinet de sophrologie Sud de la France
Alain Giraud
Le Parc des Cyclades,
5 impasse de la Roselière
34410 SERIGNAN

Alain Giraud est le président du Syndicat des Sophrologues Indépendant (SSI)

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